Qu’en est-il du poisson abyssal qui de son membre tente d’attirer sa proie ; spectateur on le croit doté d’un outil lumineux lui permettant de trouver quelque repaire dans l’obscurité. Perception et interprétation, information directe et apriori, la captation et le chemin mental individuel augmenté et parfois contraint par le groupe, la croyance, le poisson doit se nourrir.

 

      La preuve est subjective et le jugement massif, l’erreur est considérée comme une faute  et bien que fondu, dilué et forcé à sa propre représentation l’adresse est bien celle de l’individu. S’adapter sans adhésion pour éviter à tout prix l’impression de subir, pour croire en l’insoumission. Dans ce contexte, la surface d’une image a le pouvoir de générer une nouvelle posture, un geste inédit dont l’enjeu majeur est de « sembler ».

 

      En le nommant « poisson pêcheur », paradoxe final, on pense éviter le malentendu jusqu’à la découverte de la dimension ornementale de son organe, de ses propriétés aphrodisiaques. Un intérêt gagne la surface ; on en fera alors la pêche puis la synthèse pour produire une ligne de parfum, sans intentions le poisson s’était trahit. L’individu a basculé de prolongé a prolongement.